De la complémentarité des médecines…

Bacchus, Golden Retriever

Petits devoirs de vacances…

Un sujet qui me tient à cœur: la complémentarité des médecines, illustrée par un cas clinique tout simple… Soit Chouchien, superbe Golden Retriever mâle de 5 ans. Chouchien, c’est le blond idéal: beau, sympa, athlétique, avec un pelage à faire pâlir tout canidé normalement constitué. Le seul problème de ce beau blond, c’est de s’être malencontreusement trouvé au mauvais moment au mauvais endroit: à savoir la couette sous le sabot de son pote Choucheval… S’en suit une plaie peu profonde, très distale, accompagnée d’une douleur intolérable, qui conduit sa propriétaire à l’amener chez son vétérinaire traitant.

Pas de fracture, ouf, une mise sous antibiotiques, des soins locaux et ça devrait le faire…Mais le cas échéant, il faudra envisager une amputation. D’où le coup de téléphone de sa propriétaire, qui n’envisage pas son Chouchien sans son panache caudal…La problématique est dans ce cas: est ce qu’une séance d’ostéopathie et/ou d’acupuncture peut aider Chouchien à rester intègre de la couette. Ma réponse n’est pas folichonne: je n’en sais rien, ça vaut le coup d’essayer, mais rapidement, histoire d’éviter que le phénomène nécrotique ne prenne de l’ampleur.

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Le gentil chien est sous mes mains le lendemain même. C’est un chien en pleine forme que je vois, mais effectivement son extrémité caudale est très algique et l’odeur qui se dégage de cette si petite plaie ferait concurrence à mon chien quand il vient de se rouler dans une charogne faisandée (je sais, ça envoie du rêve!). La séance se passe…comme toujours je connais le motif de consultation mais essaie de l’oublier dans un coin de ma tête. Ce qui est sûr, c’est que ce chien a des séquelles ostéopathiques marquées d’un accident de voiture qu’il a subit apparemment sans dommage un an auparavant… Ce qui est visible, c’est qu’en fin de séance je peux lui toucher la queue sans qu’il ne manifeste de douleur, alors que le travail s’est principalement fait sur son thorax et son abdomen. Ce qui est génial, c’est que la plaie a eu une évolution positive dès le lendemain, et que le chien a gardé sa couette! Un mois et demi après ce beau Golden pète la forme et n’est pas passé sur le billard.

Alors que conclure de ce cas ?

Que l’ostéopathie, certes c’est génial, mais ça ne guérit pas tout! Sans antibiotique, point de salut dans ce cas, et laisser une plaie nécrotique en toute fin de queue évoluer sans molécule adaptée, c’est vouer le chien à une amputation sur un terrain septique…pour être obligée d’en faire de temps en temps, je vous passe les détails mais il faut avoir le coeur bien accroché! Sans compter que dans ce cas le pronostic vital du chien peut être engagé. Ce cas nous illustre bien la complémentarité des médecines, allopathique et ostéopathique. La consultation que j’ai faite a permis de lever les blocages, parfois anciens, de ce patient. En relançant la circulation sanguine et lymphatique, elle a permis d’optimiser le traitement allopathique. Non l’ostéopathie ne soigne pas tout. Il ne faut pas être plus royaliste que le Roi, il ne faut pas dénigrer les progrès de la médecine qui permettent à nos compagnons à 4 pattes de vivre plus longtemps, et mieux. Mais elle est un outil formidable en complément du reste, un outil formidable de prévention et d’harmonisation de l’individu. Un outil trop méconnu à mon goût…mais ça, ça fera l’objet d’autres articles si le coeur vous en dit ! Petite pensée pour Chouchien (qui tenait à garder l’anonymat!) et à sa super chouette propriétaire, qui me permet d’écrire ce petit article.

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